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A partir d'une définition de l'American Library Association (ALA, 1989) qui avance « qu'être compétent dans l'usage de l'information signifie que l'on sait reconnaître quand émerge un besoin d'information et que l'on est capable de trouver l'information adéquate, ainsi que de l'évaluer et de l'exploiter » (Bernhard, 1998), Diane Poirier définit l'intelligence informationnelle comme un « ensemble d'habiletés permettant d'identifier quelle information est nécessaire, ainsi que de localiser, d'évaluer et d'utiliser l'information trouvée dans une démarche de résolution de problème aboutissant à une communication de l'information retenue et traitée. Cet ensemble peut aussi se présenter comme une série de compétences qui permettront à l'individu de survivre et d'avoir du succès dans la « société de l'information » (Poirier, 2000).
Avec cette définition comme point de départ, il nous semble intéressant de questionner deux champs communs à nombre de disciplines : - l'intelligence, définie comme une capacité de compréhension, d'adaptation et de communication ;
- l'information, en tant qu'élément de résolution d'une problématique individuelle ou collective.
Ainsi l'intelligence informationnelle requiert à la fois une culture stratégique, la maîtrise des technologies de l'information et de la communication, mais également une pratique de la pensée critique et des logiques cognitives. Au carrefour des sciences de l'information, de la communication, des sciences politiques ou de gestion, de la psychologie, de l'anthropologie et de bien d'autres disciplines, elle peut être aujourd'hui considérée comme le principe générique de concepts et de pratiques tels que le renseignement, l'intelligence économique, l'enseignement, la recherche ou l'écologie de l'information, et la liste serait longue. L'information et l'intelligence, considérées comme des « biens universels », méritent qu'on les étudie dans une perspective interdisciplinaire que nous vous invitons à venir partager dans cette revue.
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